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Photos du livre

PORTRAITS-PASSION.
Ils nous emmènent là où nous ne sommes jamais allés



Ils vivent avec une passion qui les nourrit et les illumine.
C’est cette lumière-là que j’ai cherché à capter dans l’objectif afin que ces 54 hommes, femmes et enfants nous emmènent là où nous ne sommes jamais allés.

Tous égaux devant l’objectif lors des séances photographiques, ils n’ont gardé près d’eux que l’objet ou le symbole témoignant de leur engagement. Engagement qui, pour moi, représente des valeurs humaines essentielles.

En fin de cahier, chaque biographie est accompagnée d’un récit expliquant mon choix. Souvent, le mince écran créé par l’objectif, m’a aidée à maîtriser mon émotion car la rencontre privilégiée de ces êtres d’exception est impressionnante.
Chaque personnage, illustre ou inconnu, a enrichi ma propre vie d’une manière indélébile. Sans parler de leur talent personnel, tous ont fait preuve avant, pendant et après la prise de vue, d’une totale disponibilité, d’un enthousiasme sincère et d’une amabilité jamais démentie pendant plus d’une année.

Leur volonté, et le désir de transmettre une passion aux jeunes d’aujourd’hui, ont été le fil conducteur invisible mais tangible.
Je tiens à remercier, tout particulièrement, Monsieur Maurice Herzog qui a été le premier à m’encourager et à m’assurer de son soutien. Il a accepté d’être le parrain de l’exposition itinérante.

Je suis fière et honorée de sa confiance.

Lire quelques extraits choisis.
Préface

L'art est multiforme. Sa concrétisation visuelle est irrationnelle.

Il ne se résume pas à une peinture ou à une sculpture.

La photo n'est aucunement une représentation de ce qui est, de ce que l'on voit, mais de ce que l'on sent, de ce que l'on interprète.

C'est là le mérite de Dominique Barbier.
Laisser deviner et faire rêver, tel est son credo.

Son oeuvre est révélatrice de son moi.

Avec elle, l'objet devient un sujet. Il faut la féliciter de sa conception et, j'allais dire, de sa vision du monde et de la vie.

Félicitons-la pour le bonheur qu'elle nous apporte !

Maurice Herzog

Au tarif de 33,00 euros TTC (port compris), 190 pages.
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Acheter : Portraits-Passion
A noter que Dominique Barbier est membre d'une association littéraire, "D'Ames et Pages", dont l'un des objectifs est de promouvoir la création féminine. Pour plus de renseignements, veuillez vous référer à la rubrique "Liens" qui se trouve sur la page d'accueil...

Extraits du livre

 
Elsa Ben Simon

Elsa BEN SIMON

Vivre sans entendre, comme vivre pour danser, c’est une discipline de vie.



Ingénieur de Recherches au CNRS
Lyon (69)

“Le bonheur est une femme”.
Elsa illustre pleinement cette sentence de F. Nietzsche.

La trempe de son âme est une alliée, invincible, pour atteindre chacun de ses objectifs. Pour moi, Elsa incarne l’antidote du découragement, des soupirs, de la revendication. Avec le soutien inconditionnel de sa maman, elle a gagné de vitesse son handicap pour saisir sa vie à pleines mains. Elle ne s’attache, ni à la facilité, ni à la médiocrité. Sa vie est à l’image de son visage : éclatant et souriant. J’admire cette jeune femmeépanouie dont on recherche la présence et qui laisse, sur son passage, des mots d’acier : énergie, volonté, intelligence, solidité et confiance en soi.

Née à Bourg-en-Bresse en 1972. A dix-huit mois, Elsa contracte une méningo-encéphalite, avec coma de quatre jours, à la suite de laquelle elle reste sourde profonde.

Elle suit pourtant une scolarité en intégration “normale” et complète, en milieu entendant, dès l’école maternelle. A dix-huit ans, elle décroche son baccalauréat de série D (scientifique). Elle s’adonne à la danse classique dès l’âge de cinq ans et jusqu’à quinze ans.

Sportive accomplie, elle pratique le ski alpin, le tennis et la natation.

Très dynamique, elle suit trois stages de mime, dont un, à l’Ecole Internationale du Mimodrame Marcel Marceau à Paris. Elle s’intéresse, également, à la peinture sur soie et à la sculpture.

Pleine d’ardeur et de force intérieure, Elsa poursuit des études supérieures de pharmacie et obtient, en 2001, le prix du meilleur cursus universitaire avec la Recherche comme spécialité.

En 2002, cette brillante jeune femme reçoit le prix de la meilleure thèse de l’Université Claude Bernard (Lyon 1).

Elle est nommée Ingénieur de Recherches au CNRS en décembre 2003.

Mère célibataire de deux enfants : une fille de huit ans et un
garçon de un an.

 
Marc Borenstein
Marc BORENSTEIN

Take Pride. Take Ownership. Deliver Excellence. Patients 1st.


Leader charismatique, Docteur en Médecine, est Directeur du Département de Médecine Urgentiste au Newark Beth Israel Medical Center, de New York, depuis 1999.

“Soyez fier. Soyez patron responsable. Visez l’excellence. Les patients d’abord”, telle est la signification de sa devise.

Marc Borenstein donne l’impression de manger du ciel bleu chaque matin ! Pourtant, ses journées d’hôpital, interminables, se déroulent au coeur de la souffrance humaine.

Sans relâche, et toujours dans l’urgence, il diagnostique, soigne, réconforte, soutient ses équipes.

Dans chaque conversation, il réaffirme l’importance d’être, et de communiquer avec les patients. Il revient sans cesse sur un élément essentiel : l’humanisme dans la pratique de la médecine, ce qui sous-entend une aptitude à nouer des relations, à communiquer, à démontrer de l’empathie, de l’attention pour les autres. Convivialité, disponibilité, écoute et compétences sont ses mots clés.

Après 25 années d’expérience hospitalière et 21 d’expérience de management, Marc Borenstein souligne l’importance de toujours donner le meilleur de soi-même. Il est essentiel, pour lui, de ressentir un appel pour sa profession, que celle-ci ait un sens pour lui.

La médecine n’est pas un métier pour tout le monde. Elle exige que l’on place la santé des autres au-dessus de ses désirs et besoins personnels.

Je ne peux imaginer aucune économie d’énergie et de coeur pour
ce passionné de médecine humaniste.

Amoureux inconditionnel de la France et de sa culture, Marc
Borenstein n’a pas hésité une seconde à bouleverser son emploi
du temps, très chargé, pour traverser l’Atlantique afin
d’apporter sa participation à cette exposition dont le thème lui
est cher.

Il est impossible de résumer son parcours éloquent, ses compétences et son impressionnante expérience professionnelle dans ce cahier photographique.

Si l’on veut repérer quelques jalons de sa vie médicale, on retiendra qu’il est l’auteur d’une trentaine de publications, qu’il a eu une expérience d’éditorialiste pendant de nombreuses années, qu’il a été Professeur de faculté dans le Minnesota, le Connecticut, et qu’il professe toujours à New York. Il est membre de l’Académie de Médecine Américaine.

Après des études secondaires dans le New Hampshire, (High School Diploma) il obtient un BA en Sciences Biologiques, à Columbia College, de l’Université de New York, puis un Doctorat en Médecine (MD) au New York Medical College. Il a réalisé son internat, en oncologie, est diplômé de Médecine Urgentiste.

Il a été Professeur Assistant, au Département de Chirurgie, à l’Université du Connecticut, Directeur du Programme de Médecine Urgentiste,

Vice Président du Département de Médecine Urgentiste, Critique à l’Académie de Médecine Urgentiste …

 
Marie-Antoinette Joséphine Champavier

Marie-Antoinette, Joséphine
CHAMPAVIER


La divination n’est pas une science exacte, c’est l’art de dévoiler les mystères de l’avenir dans les brumes de l’inconscient.

Mon désir : révéler le potentiel de chacun.

La Tour de Salvagny (69)

Marie-Antoinette, Joséphine !

Quel prénom singulier, cristallisant des souvenirs essentiels de notre histoire de France, pour cette personnalité discrète dont les facettes artistiques : chanteuse, présentatrice de mode, amie de peintres célèbres, n’ont pu s’épanouir dans un contexte général de guerre et de privations.

Qu’importe ! Marie-Antoinette, Joséphine dite Maroussia ou Marinette, a un tempérament de feu et de flammes. Elle n’a aucune disposition pour les regrets. Et puis … en maniant son jeu, n’avait-elle pas assisté au déroulement de son avenir…

Elle savait déjà…

Mais ne se doutait pas que, 65 ans plus tard, elle tournerait et retournerait encore les cartes. Ces cartes qui passent aux aveux, qui révèlent des secrets, des fantaisies, qui renseignent, dans leur langue : petit jeu, grand jeu, petit tirage …

Marie-Antoinette, Joséphine Champavier, ne tremble pas devant ses cartes, ne jette pas de coups d’oeil en biais. Son jeu et sa main sont clairs, ne font qu’un, sont alliés et partenaires.

Elle a l’assurance de décennies de pratique et une sérénité, infaillible, face aux intentions majeures du destin. Elle n’a pas l’esprit fantasque ou chimérique, mais, bien posée sur la Terre, elle admet simplement qu’il existe des événements qui échappent encore aux mesures de la raison comme au contrôle de la science.

Avez-vous remarqué la flamme de la bougie sur le portrait de Marie-Antoinette, Joséphine ? Sa forme a échappé à tout contrôle …

 
Maurice Herzog Maurice HERZOG

Toujours plus haut.

Ancien Ministre

Chef d’expédition et vainqueur de
l’Annapurna (8078m) le 3 juin 1950.

Neuilly-sur-Seine (92).

Maurice Herzog, conquérant homérique de l’Annapurna, avec son compagnon de cordée Lachenal, représentait depuis ma petite enfance le personnage héroïque totalement inabordable !

Paré de qualités physiques et mentales hors du commun, d’un rayonnement international et d’une popularité glorieuse, rien ne me prédestinait à le côtoyer. Et pourtant ! Deux aventuriers, d’une trempe assimilable à la sienne, m’ont donné cette faveur inouïe : Alexandra David-Neel, première femme blanche à avoir pénétré à Lhassa, en 1924 et Pierre Beghin, himalayiste disparu il y a quelques années, dans la face sud de l’Annapurna.

C’est en participant à la réalisation d’un mur d’images sur ces êtres d’exception, que j’ai eu le bonheur, et l’honneur, d’avoir l’assentiment de Maurice Herzog pour en concevoir un sur la victoire de son expédition française et la sienne en particulier.

C’était dans les années 90. J’ai découvert que mon admiration pour lui était justifiée. Sa générosité, sa spontanéité, son sens de l’engagement, la valeur de sa parole, son enthousiasme communicatif, son aide précieuse dans l’élaboration de ce “film”, son amitié authentique et indéfectible, bien longtemps après la réalisation et la diffusion de ce travail audiovisuel, n’ont jamais failli.

Ce pionnier, dont le seul nom est évocateur de performances, est un personnage dont chacun se souvient et dont la dimension de l’exploit perdurera au-delà du temps qui passe.

1er alpiniste à gravir un sommet de plus de 8000 mètres en Himalaya.

Commandeur de la Légion d’Honneur, décoré de la Croix de Guerre 39-45, avec deux citations. Nombreuses décorations équivalentes allemande, autrichienne, népalaise, libanaise, de la Côte d’Ivoire, de l’Argentine, de la Belgique, du Sénégal, Madagascar, Haïti etc …

Est né à Lyon (69) au sein d’une famille qui lui donnera 7 frères et soeurs. Son père est ingénieur chez Thomson et CEM. Luimême aura 4 enfants.

Il obtient ses baccalauréats de Sciences (avec mention), et de Philosophie. Diplômé d’HEC, il est titulaire d’une licence en Droit et d’une licence en Sciences.

De 1958 à 1966 il est nommé Secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports dans les Gouvernements du Général de Gaulle.

De 1962 à 1978 est Député du Rhône puis de la Haute-Savoie.

De 1966 à 1967 est membre du Conseil Economique et Social. Simultanément, il représente la France à Washington pour Intelsat.

De 1967 à 1972, est Président du Comité Parlementaire pour les Affaires Atomiques et Spatiales.

En 1968, Auteur et Rapporteur de la 1ère loi sur les Brevets, depuis 1791.

De 1968 à 1977 est Maire de Chamonix.

En 1974, est Fondateur du “Groupe des 43” qui favorise l’élection de Valéry Giscard d’Estaing comme Président et Jacques Chirac comme 1er Ministre.

En 1975, est Conseiller du Ministre de l’Industrie pour le développement nucléaire.

De 1975 à 1978, est Président de la Commission des Finances de la Région Rhône-Alpes.

Les activités privées, de Maurice Herzog, sont innombrables :

Officier d’Artillerie, Membre de la Résistance, Commandant d’une Unité de résistance sur le front alpin (FTP), Capitaine commandant une compagnie spéciale de montagne (27ème BCA) …

Il a publié, avec le succès mondial qu’on lui connaît (plus de 20 millions d’exemplaires) : “Annapurna Premier 8000”. Ce livre a été traduit dans 50 langues et a connu 80 éditions.

Il a publié également une encyclopédie “la Montagne”, “L’Expédition de l’Annapurna”, “Regards vers l’Annapurna”, “Les grandes aventures de l’Himalaya”, “Les Alpes que j’aime”, “Les Alpes”, “L’Autre Annapurna”, a produit “Les grandes aventures de l’Himalaya” avec TF1 et Pathé Cinéma, a donné de nombreuses conférences aux USA, Canada, Mexique, Amérique du Sud, Egypte, Europe.

Notons qu’il a été Président du Club Alpin Français, pilote avec plus de 1500 heures de vol, qu’il est Membre du Comité International Olympique …

Quant à ses activités professionnelles, je ne peux toutes les nommer mais notons qu’il a été Directeur, Conseiller de Président ou Président de grandes entreprises, comme Kléber-Colombes, Thomson, Crédit Lyonnais, Slivafrance, Société de Développement de l’Horlogerie, Bouygues …

De 1990 à 1995, il a été Conseiller du Président de Schneider et de 1990 à 2004, Administrateur de la CaixaBank et de la Francotunisian Oil Company depuis 2003.

 
Gilles Lipovetsky

Gilles LIPOVETSKY

Mieux observer pour mieux penser. Philosophe des “Temps hypermodernes”


Grenoble (38)

Le “postmoderne” a fait son temps ; nous sommes passés, pour le meilleur et pour le pire, à l’âge “hypermoderne”.

Voilà plus de 20 ans que Gilles Lipovetsky se passionne pour l’analyse minutieuse de l’évolution de l’individu et de la société de consommation. S’il constate un renforcement de valeurs essentielles : sociabilité, bénévolat, éthique morale, ce retour n’empêche en rien l’être humain de rester fragile en dépit d’un confort et d’une qualité de vie supérieure.

“Depuis l’avènement de la société de consommation, on a remarqué que le progrès du bien-être ne s’accompagne guère de joies débridées. On consomme beaucoup, on rit peu …
Néanmoins, ce n’est pas tant l’ennui ni la tristesse qui me paraissent le trait le plus significatif, c’est plutôt le sentiment d’insécurité ; emploi, santé, environnement, immigration, délinquance …”

“Philosophe de l’air du temps, il se contente de dresser le constat de ces choses toutes simples qui déterminent les conduites humaines : le luxe, la mode, le nouvel équilibre des sexes, le retour de l’éthique. Et dans cette société de consommation dénoncée de partout par le choeur des penseurs bien pensants, il a le culot de voir pour l’homme l’avènement d’une forme de plaisir, sinon de bonheur.

Il ne délivre jamais autre chose qu’un diagnostic et s’interdit tout jugement de valeur, il institue un discours de la méthode libre, qui est de ne pas confondre philosophie et endoctrinement. Dans un temps d’hyperconsommation, où les valeurs pourtant sont toujours là, le danger vient désormais de l’ébranlement du social, fragilisant l’individualisme. Or celui-ci, non seulement résiste, mais il s’adapte. Et, dans les scénarios qu’il envisage pour les temps sans doute difficiles qui s’ouvrent, Gilles Lipovetsky trouve tout autant de raisons de s’inquiéter que de ne pas trop s’en faire Ce qui laisse finalement l’espace qu’il faut pour vivre …” (Jean Serroy)

Gilles Lipovetsky vit très simplement à Grenoble où il se déplace toujours à pied. “La conso des autres m’intéresse mais je vis facilement avec rien”. Il goûte les plaisirs de la vie comme ils viennent, pratique le ski à Chamrousse et la planche à voile sur les lacs.

Dans son appartement, où il vit entouré d’un millier de
“bouquins de philo”, il est étonnant de le voir, à l’énoncé d’un
nom, d’une citation ou d’une idée, se lever et mettre
immédiatement … le doigt sur l’ouvrage auquel on pense.

 
Marcus

Marcus

Je n’aime pas l’échec, j’aime les échecs.


Ecolier – Paris (75)

Chérubin angélique et bouclé à la Botticelli, Marcus semble paré d’une sagesse que l’on acquiert d’habitude, lentement, à la faveur de multiples années de pratique ! Il installe son jeu ; un jeu qui représente le monde matériel et sa dualité depuis plus de 1500 ans.

Sur une alternance de casiers blancs et noirs, les pièces qui se déplacent symbolisent les lois de la nature et les personnages qui sont confrontés aux obstacles et épreuves de la vie.

Me revient alors à l’esprit ce récit de Lewis Caroll, “A travers le miroir”, qui met en scène la jeune Alice. Elle entreprend un étrange voyage dans un pays structuré à la façon d’un échiquier …

Très sérieux, Marcus m’apprend que le Cavalier est la pièce la plus forte du jeu car il peut bondir par-dessus les cases qui lui sont destinées. Il enchaîne sur le Roi, la Tour, le Roque …

Sa démonstration reste, pour moi, un tantinet hermétique mais il a la gentillesse de ne pas se moquer de moi !

Ce “bout d’chou”, haut comme trois pommes, a le goût de l’effort, de la réflexion et de l’aventure …
 
Hassan Massoudy

Hassan MASSOUDY

Où est le geste juste qui mène le coeur à l’immensité … à l’infini …

 


Calligraphe – Paris (75)

Calames, encres et papiers sont disposés près de Hassan Massoudy. Il trace et dessine des lettres qui, si elles n’ont aucun sens pour moi, ont le pouvoir de m’émerveiller par leur ondulation, leur précision ou leur complexité.

Bientôt une sentence calligraphiée remplit la page. Hassan Massoudy la reprend et “l’écrit en beauté”, dans un autre style traditionnel, mais tout aussi limpide. Je ne reconnais plus ce que je ne connaissais pas il y a quelques secondes … Est-ce le style neskh, thoulth, kufi, taliq, diwani ou roqaa ?

Mes yeux abandonnent ces mots secrets pour s’attarder sur les doigts qui enserrent le calame. Ils sont souples et fermes, agiles et précis, ce qui donne à la main tout entière une sûreté du geste impressionnante. Il m’est impossible de deviner ce qui va se passer sur le papier !

Cet art raffiné, élégant, complexe, et si difficile, exige patience et application.

“Comme l’arbre du désert, j’ai été façonné par la douleur, la violence, les contraintes …”.

Pourtant Hassan Massoudy est un être d’une douceur infinie dont le regard profond ne distille qu’une humanité chaleureuse.

 
Julie Pluchon

Julie PLUCHON

La musique : intemporelle, universelle et nécessaire.

Professeur de Lettres Classiques

Grenoble (38)

Deux mains longues et délicates, des doigts fins et lestes ouvrent subito un allegro presto !

Est-ce confondu par une virtuosité semblable, qu’un auteur du livre de l’Ecclésiaste a libellé solennellement cette sentence :

“Ne fréquente pas la femme musicienne, de peur que tu ne sois pris dans ses rets” ?

Panique du pouvoir de la musique ? Jalousie vis-à-vis de l’interprète ? Peur de sa capacité à susciter la rêverie ? Intuition d’un nouvel aphrodisiaque ou d’une sensualité cachée ?

Les notes vibrent dans la mince languette de bois. Les sons s’éparpillent en couronne autour de Julie et s’harmonisent dans une nouvelle accélération. Pas de doute ! Cette aisance n’est pas le fruit du hasard. Entre la belle jeune femme d’aujourd’hui et l’enfant déterminée d’hier, on ne compte pas moins de 20 années de pratique et de répétitions.

Elle s’attache longuement aux gestes du chef qui guide l’oeuvre d’un grand maître. Sûre de sa mémoire et confiante dans le sérieux de son étude, les portées noircies d’annotations défilent souvent sans elle. Il ne s’agit pas que de bien jouer !

La personnalité de Julie ajoute une part créatrice à son interprétation.

J’écoute. Emportée loin de toute préoccupation, je me laisse
envahir par les vagues musicales de la partition. Quel baume !
Quel bien-être ! Loin du matériel, je me rapproche de l’essentiel, de l’amour universel. Je côtoie le soleil, les nuages, le vent, les oiseaux, Mozart peut-être …

Je suis née en 1977 à Lyon. La musique fait partie intégrante de ma vie et ce, depuis mon plus jeune âge.

C’est en effet, à 4 ans, que je débute l’éveil musical avec la flûte à bec. Mais c’est la clarinette qui m’attire.

A 6 ans je choisis donc cet instrument et, 8 ans plus tard, j’intègre l’ensemble de clarinettes de Voiron ; ensemble dont je fais encore partie aujourd’hui. Grâce à lui, j’ai pu accompagner de grands solistes tels que Guy Touvron, François Sauzeau, Paul Meyer ou Dominique Vidal.

Avec ce même ensemble, j’ai également eu l’opportunité de jouer à l’étranger : Allemagne, Italie et Japon et d’enregistrer plusieurs CD avec Guy Touvron et les professeurs de l’Arc Alpin.

 
Antoine Sfeir

Antoine SFEIR

“A tous les repas pris en commun, nous invitons la liberté à s’asseoir. La place demeure vide, mais le couvert reste mis.”


(citation empruntée à René Char.)

Ecrivain, politologue et journaliste d’origine libanaise.

Fondateur et directeur de la revue “Les Cahiers de l’Orient” (revue d’études et de réflexions sur le monde arabo-musulman).

Analyste réputé du monde arabe. Président du Centre d’études et de
réflexions sur le Proche-Orient. Paris (75)

Il y a une quinzaine d’années, à l’occasion d’une réalisation audiovisuelle, j’ai eu la chance de rencontrer, pour quelques séances de travail, Antoine Sfeir.

Chaque fois que la possibilité m’en est donnée, je ne manque pas ses interventions télévisées, en particulier, dans l’excellente émission “C dans l’air”.

Ce personnage remarquable, apprécié pour son érudition, son objectivité et la modération de ses propos, a eu l’amabilité de répondre positivement à ma demande. J’ai été très touchée par son adhésion, spontanée, à ce projet photographique car je ne lui avais ni décliné mon nom, ni rappelé que nous avions déjà eu l’opportunité de nous rencontrer.

Je lui ai fait part de mes motivations profondes et de mon attachement aux valeurs essentielles qui animent les personnages que je photographie.

Il a été, tout simplement, sensible à ma volonté inébranlable de vouloir transmettre ces qualités aux jeunes d’aujourd’hui. Sa présence honore mon travail.

Né le 25 novembre 1948, à Beyrouth, Antoine Sfeir, après des études de droit et de sciences politiques, est touché par le virus du journalisme.

En 1977, il fonde le journal “J’informe”. Jusqu’en 1989, il est journaliste au journal “La Croix” puis au “Pèlerin”. Il collabore aux journaux “Le Point”, le “Quotidien de Paris”, “L’Evénement du Jeudi” ainsi qu’à des revues, “Etudes”, “Esprit”, “Afrique et Asie Moderne” et “Politique Internationale”.

En 1985, il fonde “Les Cahiers de l’Orient” : véritable fenêtre ouverte sur la Méditerranée, qui repose sur une charte rédactionnelle fondée sur la francophonie.

Consultant de diverses émissions radio (Europe 1) ou télévisées sur les thèmes qui gravitent autour de l’Islam et du monde arabe, il est très régulièrement l’invité de “C dans l’air” de Yves Calvi.

Il a écrit :

2005 - “Liberté, égalité, Islam”, “La république face au communautarisme” avec René Andrau, a préfacé “La langue française face à la mondialisation, Yves Montenay”.

2002 – “Dictionnaire de l’Islam”
1997 – “Les réseaux d’Allah”
1995 – “L’Irak”, Philippe Rondot. Que sais-Je ?
1993 – “L’Atlas des religions”
1992 – “L’Argent des Arabes”.

 
Karel Tignel

Karel TIGNEL

Jouer avec un grand esprit en écoutant son coeur et son âme. La vie vous donne une belle image de votre passion.


Passionné de basket. Voiron (38)

Egalement fan de foot, depuis l’enfance et avec une fidélité sans faille, même lorsqu’il était dans la tourmente, le coeur de Karel bat pour l’OM. Il ne manque jamais un match retransmis à la télévision ou joué dans la région Rhône-Alpes.

Il est une encyclopédie vivante concernant ce sport.

Je peux affirmer que, non seulement on l’écoute, mais on tient compte de son avis. Et son avis il sait le donner …

Mais en dehors du sport, et d’un humour désarmant, Karel est doté de qualités inestimables : salarié d’un centre d’aide par le travail, depuis de nombreuses années, il met un point d’honneur à ne jamais avoir manqué un seul jour de travail niêtre jamais arrivé en retard.

Très respectueux envers les autres, et très honnête, il ne pratique pas la langue de bois. Il nourrit son équilibre au sein de sa famille et voue un amour inconditionnel à ses parents et à sa soeur. Ces derniers, attentifs à son bonheur, l’ont toujours considéré “normalement”, sans lui faciliter particulièrement la vie.

Il n’est pas rare d’ouvrir le journal et de le découvrir aux côtés de personnalités éminentes. Karel, creuset d’affection, est une belle surprise au quotidien, et peut être un soleil éclatant dans un ciel de brumes.

 

Dominique BARBIER l’Orcière 38620 SAINT GEOIRE EN VALDAINE / Editions SCIRIOLUS BP 152 – 38431 ECHIROLLES CEDEX