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Photos du livre |
PORTRAITS-PASSION.
Ils nous emmènent là où nous ne sommes jamais allés
Ils vivent avec une passion qui les nourrit et les illumine.
C’est cette lumière-là que j’ai cherché à capter dans l’objectif
afin que ces 54 hommes, femmes et enfants nous emmènent là
où nous ne sommes jamais allés.
Tous égaux devant l’objectif lors des séances photographiques,
ils n’ont gardé près d’eux que l’objet ou le symbole témoignant
de leur engagement. Engagement qui, pour moi, représente
des valeurs humaines essentielles.
En fin de cahier, chaque biographie est accompagnée d’un récit
expliquant mon choix. Souvent, le mince écran créé par l’objectif,
m’a aidée à maîtriser mon émotion car la rencontre privilégiée
de ces êtres d’exception est impressionnante.
Chaque personnage, illustre ou inconnu, a enrichi ma propre vie
d’une manière indélébile. Sans parler de leur talent personnel,
tous ont fait preuve avant, pendant et après la prise de vue,
d’une totale disponibilité, d’un enthousiasme sincère
et d’une amabilité jamais démentie pendant plus d’une année.
Leur volonté, et le désir de transmettre une passion aux jeunes
d’aujourd’hui, ont été le fil conducteur invisible mais tangible.
Je tiens à remercier, tout particulièrement, Monsieur Maurice
Herzog qui a été le premier à m’encourager et à m’assurer de
son soutien. Il a accepté d’être le parrain de l’exposition itinérante.
Je suis fière et honorée de sa confiance.
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Préface
L'art est multiforme. Sa concrétisation visuelle est irrationnelle.
Il ne se résume pas à une peinture ou à une sculpture.
La photo n'est aucunement une représentation de ce qui est,
de ce que l'on voit, mais de ce que l'on sent,
de ce que l'on interprète.
C'est là le mérite de Dominique Barbier.
Laisser deviner et faire rêver, tel est son credo.
Son oeuvre est révélatrice de son moi.
Avec elle, l'objet devient un sujet. Il faut la féliciter de
sa conception et, j'allais dire, de sa vision du monde et de la vie.
Félicitons-la pour le bonheur qu'elle nous apporte !
Maurice Herzog
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Au tarif de 33,00 euros TTC (port compris), 190 pages.
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| A noter que Dominique Barbier est membre d'une association littéraire, "D'Ames et Pages", dont l'un des objectifs est de promouvoir la création féminine. Pour plus de renseignements, veuillez vous référer à la rubrique "Liens" qui se trouve sur la page d'accueil... |
Extraits du livre
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Elsa BEN SIMON
Vivre sans entendre, comme vivre pour
danser, c’est une discipline de vie.
Ingénieur de Recherches au CNRS
Lyon (69)
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“Le bonheur est une femme”.
Elsa illustre pleinement cette sentence de F. Nietzsche.
La trempe de son âme est une alliée, invincible, pour atteindre chacun de ses objectifs. Pour moi, Elsa incarne l’antidote du
découragement, des soupirs, de la revendication. Avec le soutien
inconditionnel de sa maman, elle a gagné de vitesse son
handicap pour saisir sa vie à pleines mains. Elle ne s’attache,
ni à la facilité, ni à la médiocrité. Sa vie est à l’image de son
visage : éclatant et souriant. J’admire cette jeune femmeépanouie dont on recherche la présence et qui laisse, sur son
passage, des mots d’acier : énergie, volonté, intelligence, solidité
et confiance en soi.
♣
Née à Bourg-en-Bresse en 1972. A dix-huit mois, Elsa contracte
une méningo-encéphalite, avec coma de quatre jours, à la suite
de laquelle elle reste sourde profonde.
Elle suit pourtant une scolarité en intégration “normale” et
complète, en milieu entendant, dès l’école maternelle. A dix-huit
ans, elle décroche son baccalauréat de série D (scientifique). Elle
s’adonne à la danse classique dès l’âge de cinq ans et jusqu’à
quinze ans.
Sportive accomplie, elle pratique le ski alpin, le tennis et la
natation.
Très dynamique, elle suit trois stages de mime, dont un, à l’Ecole
Internationale du Mimodrame Marcel Marceau à Paris.
Elle s’intéresse, également, à la peinture sur soie et à la
sculpture.
Pleine d’ardeur et de force intérieure, Elsa poursuit des études
supérieures de pharmacie et obtient, en 2001, le prix du meilleur
cursus universitaire avec la Recherche comme spécialité.
En 2002, cette brillante jeune femme reçoit le prix de la meilleure
thèse de l’Université Claude Bernard (Lyon 1).
Elle est nommée Ingénieur de Recherches au CNRS en décembre
2003.
Mère célibataire de deux enfants : une fille de huit ans et un
garçon de un an. |
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Marc BORENSTEIN
Take Pride. Take Ownership. Deliver
Excellence. Patients 1st.
Leader charismatique, Docteur en
Médecine, est Directeur du Département de
Médecine Urgentiste au Newark Beth Israel
Medical Center, de New York, depuis 1999. |
“Soyez fier. Soyez patron responsable. Visez l’excellence. Les
patients d’abord”, telle est la signification de sa devise.
Marc Borenstein donne l’impression de manger du ciel bleu
chaque matin ! Pourtant, ses journées d’hôpital,
interminables, se déroulent au coeur de la souffrance humaine.
Sans relâche, et toujours dans l’urgence, il diagnostique,
soigne, réconforte, soutient ses équipes.
Dans chaque conversation, il réaffirme l’importance d’être, et
de communiquer avec les patients. Il revient sans cesse sur un élément essentiel : l’humanisme dans la pratique de la
médecine, ce qui sous-entend une aptitude à nouer des
relations, à communiquer, à démontrer de l’empathie, de
l’attention pour les autres. Convivialité, disponibilité, écoute et
compétences sont ses mots clés.
Après 25 années d’expérience hospitalière et 21 d’expérience
de management, Marc Borenstein souligne l’importance de
toujours donner le meilleur de soi-même. Il est essentiel, pour
lui, de ressentir un appel pour sa profession, que celle-ci ait un
sens pour lui.
La médecine n’est pas un métier pour tout le monde. Elle exige
que l’on place la santé des autres au-dessus de ses désirs et
besoins personnels.
Je ne peux imaginer aucune économie d’énergie et de coeur pour
ce passionné de médecine humaniste.
Amoureux inconditionnel de la France et de sa culture, Marc
Borenstein n’a pas hésité une seconde à bouleverser son emploi
du temps, très chargé, pour traverser l’Atlantique afin
d’apporter sa participation à cette exposition dont le thème lui
est cher.
♣
Il est impossible de résumer son parcours éloquent, ses
compétences et son impressionnante expérience
professionnelle dans ce cahier photographique.
Si l’on veut repérer quelques jalons de sa vie médicale, on retiendra
qu’il est l’auteur d’une trentaine de publications, qu’il a eu une
expérience d’éditorialiste pendant de nombreuses années, qu’il a été Professeur de faculté dans le Minnesota, le Connecticut, et qu’il
professe toujours à New York. Il est membre de l’Académie de
Médecine Américaine.
Après des études secondaires dans le New Hampshire, (High
School Diploma) il obtient un BA en Sciences Biologiques, à
Columbia College, de l’Université de New York, puis un Doctorat
en Médecine (MD) au New York Medical College. Il a réalisé son
internat, en oncologie, est diplômé de Médecine Urgentiste.
Il a été Professeur Assistant, au Département de Chirurgie, à
l’Université du Connecticut, Directeur du Programme de
Médecine Urgentiste,
Vice Président du Département de Médecine Urgentiste, Critique à l’Académie de Médecine Urgentiste … |
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Marie-Antoinette, Joséphine
CHAMPAVIER
La divination n’est pas une science exacte,
c’est l’art de dévoiler les mystères de
l’avenir dans les brumes de l’inconscient.
Mon désir : révéler le potentiel de chacun.
La Tour de Salvagny (69) |
Marie-Antoinette, Joséphine !
Quel prénom singulier, cristallisant des souvenirs essentiels de
notre histoire de France, pour cette personnalité discrète dont les
facettes artistiques : chanteuse, présentatrice de mode, amie de
peintres célèbres, n’ont pu s’épanouir dans un contexte général de
guerre et de privations.
Qu’importe ! Marie-Antoinette, Joséphine dite Maroussia ou
Marinette, a un tempérament de feu et de flammes. Elle n’a
aucune disposition pour les regrets. Et puis … en maniant son
jeu, n’avait-elle pas assisté au déroulement de son avenir…
Elle savait déjà…
Mais ne se doutait pas que, 65 ans plus tard, elle tournerait
et retournerait encore les cartes. Ces cartes qui passent aux
aveux, qui révèlent des secrets, des fantaisies, qui renseignent,
dans leur langue : petit jeu, grand jeu, petit tirage …
Marie-Antoinette, Joséphine Champavier, ne tremble pas
devant ses cartes, ne jette pas de coups d’oeil en biais. Son jeu
et sa main sont clairs, ne font qu’un, sont alliés et partenaires.
Elle a l’assurance de décennies de pratique et une sérénité,
infaillible, face aux intentions majeures du destin. Elle n’a pas
l’esprit fantasque ou chimérique, mais, bien posée sur la Terre,
elle admet simplement qu’il existe des événements qui échappent encore aux mesures de la raison comme au contrôle
de la science.
Avez-vous remarqué la flamme de la bougie sur le portrait de
Marie-Antoinette, Joséphine ? Sa forme a échappé à tout
contrôle … |
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Maurice HERZOG
Toujours plus haut.
Ancien Ministre
Chef d’expédition et vainqueur de
l’Annapurna (8078m) le 3 juin 1950.
Neuilly-sur-Seine (92). |
Maurice Herzog, conquérant homérique de l’Annapurna, avec
son compagnon de cordée Lachenal, représentait depuis ma
petite enfance le personnage héroïque totalement inabordable !
Paré de qualités physiques et mentales hors du commun, d’un
rayonnement international et d’une popularité glorieuse, rien
ne me prédestinait à le côtoyer. Et pourtant ! Deux aventuriers,
d’une trempe assimilable à la sienne, m’ont donné cette faveur
inouïe : Alexandra David-Neel, première femme blanche à
avoir pénétré à Lhassa, en 1924 et Pierre Beghin, himalayiste
disparu il y a quelques années, dans la face sud de
l’Annapurna.
C’est en participant à la réalisation d’un mur d’images sur ces êtres d’exception, que j’ai eu le bonheur, et l’honneur, d’avoir
l’assentiment de Maurice Herzog pour en concevoir un sur la
victoire de son expédition française et la sienne en particulier.
C’était dans les années 90. J’ai découvert que mon admiration
pour lui était justifiée. Sa générosité, sa spontanéité, son sens
de l’engagement, la valeur de sa parole, son enthousiasme
communicatif, son aide précieuse dans l’élaboration de ce “film”, son amitié authentique et indéfectible, bien longtemps
après la réalisation et la diffusion de ce travail audiovisuel,
n’ont jamais failli.
Ce pionnier, dont le seul nom est évocateur de performances,
est un personnage dont chacun se souvient et dont la
dimension de l’exploit perdurera au-delà du temps qui passe.
♣
1er alpiniste à gravir un sommet de plus de 8000 mètres en
Himalaya.
Commandeur de la Légion d’Honneur, décoré de la Croix de
Guerre 39-45, avec deux citations. Nombreuses décorations équivalentes allemande, autrichienne, népalaise, libanaise, de la
Côte d’Ivoire, de l’Argentine, de la Belgique, du Sénégal,
Madagascar, Haïti etc …
Est né à Lyon (69) au sein d’une famille qui lui donnera 7 frères
et soeurs. Son père est ingénieur chez Thomson et CEM. Luimême
aura 4 enfants.
Il obtient ses baccalauréats de Sciences (avec mention), et de
Philosophie. Diplômé d’HEC, il est titulaire d’une licence en
Droit et d’une licence en Sciences.
De 1958 à 1966 il est nommé Secrétaire d’Etat à la Jeunesse et
aux Sports dans les Gouvernements du Général de Gaulle.
De 1962 à 1978 est Député du Rhône puis de la Haute-Savoie.
De 1966 à 1967 est membre du Conseil Economique et Social.
Simultanément, il représente la France à Washington pour
Intelsat.
De 1967 à 1972, est Président du Comité Parlementaire pour les
Affaires Atomiques et Spatiales.
En 1968, Auteur et Rapporteur de la 1ère loi sur les Brevets,
depuis 1791.
De 1968 à 1977 est Maire de Chamonix.
En 1974, est Fondateur du “Groupe des 43” qui favorise
l’élection de Valéry Giscard d’Estaing comme Président et
Jacques Chirac comme 1er Ministre.
En 1975, est Conseiller du Ministre de l’Industrie pour le
développement nucléaire.
De 1975 à 1978, est Président de la Commission des Finances de
la Région Rhône-Alpes.
Les activités privées, de Maurice Herzog, sont innombrables :
Officier d’Artillerie, Membre de la Résistance, Commandant
d’une Unité de résistance sur le front alpin (FTP), Capitaine
commandant une compagnie spéciale de montagne
(27ème BCA) …
Il a publié, avec le succès mondial qu’on lui connaît (plus de
20 millions d’exemplaires) : “Annapurna Premier 8000”. Ce livre a été traduit dans 50 langues et a connu 80 éditions.
Il a publié également une encyclopédie “la Montagne”,
“L’Expédition de l’Annapurna”, “Regards vers l’Annapurna”, “Les
grandes aventures de l’Himalaya”, “Les Alpes que j’aime”, “Les
Alpes”, “L’Autre Annapurna”, a produit “Les grandes aventures
de l’Himalaya” avec TF1 et Pathé Cinéma, a donné de
nombreuses conférences aux USA, Canada, Mexique, Amérique
du Sud, Egypte, Europe.
Notons qu’il a été Président du Club Alpin Français, pilote avec
plus de 1500 heures de vol, qu’il est Membre du Comité
International Olympique …
Quant à ses activités professionnelles, je ne peux toutes les
nommer mais notons qu’il a été Directeur, Conseiller de
Président ou Président de grandes entreprises, comme Kléber-Colombes, Thomson, Crédit Lyonnais, Slivafrance, Société de
Développement de l’Horlogerie, Bouygues …
De 1990 à 1995, il a été Conseiller du Président de Schneider et
de 1990 à 2004, Administrateur de la CaixaBank et de la Francotunisian
Oil Company depuis 2003. |
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Gilles LIPOVETSKY
Mieux observer pour mieux penser.
Philosophe des “Temps hypermodernes”
Grenoble (38)
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Le “postmoderne” a fait son temps ; nous sommes passés, pour
le meilleur et pour le pire, à l’âge “hypermoderne”.
Voilà plus de 20 ans que Gilles Lipovetsky se passionne pour
l’analyse minutieuse de l’évolution de l’individu et de la société
de consommation. S’il constate un renforcement de valeurs
essentielles : sociabilité, bénévolat, éthique morale, ce retour
n’empêche en rien l’être humain de rester fragile en dépit d’un
confort et d’une qualité de vie supérieure.
“Depuis l’avènement de la société de consommation, on a
remarqué que le progrès du bien-être ne s’accompagne guère de
joies débridées. On consomme beaucoup, on rit peu …
Néanmoins, ce n’est pas tant l’ennui ni la tristesse qui me
paraissent le trait le plus significatif, c’est plutôt le sentiment
d’insécurité ; emploi, santé, environnement, immigration,
délinquance …”
“Philosophe de l’air du temps, il se contente de dresser le constat de ces choses toutes simples qui déterminent les conduites
humaines : le luxe, la mode, le nouvel équilibre des sexes, le retour
de l’éthique. Et dans cette société de consommation dénoncée de
partout par le choeur des penseurs bien pensants, il a le culot de
voir pour l’homme l’avènement d’une forme de plaisir, sinon de
bonheur.
Il ne délivre jamais autre chose qu’un diagnostic et s’interdit tout
jugement de valeur, il institue un discours de la méthode libre, qui
est de ne pas confondre philosophie et endoctrinement. Dans un
temps d’hyperconsommation, où les valeurs pourtant sont toujours
là, le danger vient désormais de l’ébranlement du social, fragilisant
l’individualisme. Or celui-ci, non seulement résiste, mais il
s’adapte. Et, dans les scénarios qu’il envisage pour les temps sans
doute difficiles qui s’ouvrent, Gilles Lipovetsky trouve tout autant de
raisons de s’inquiéter que de ne pas trop s’en faire Ce qui laisse
finalement l’espace qu’il faut pour vivre …” (Jean Serroy)
Gilles Lipovetsky vit très simplement à Grenoble où il se déplace
toujours à pied. “La conso des autres m’intéresse mais je vis
facilement avec rien”. Il goûte les plaisirs de la vie comme ils
viennent, pratique le ski à Chamrousse et la planche à voile sur
les lacs.
Dans son appartement, où il vit entouré d’un millier de
“bouquins de philo”, il est étonnant de le voir, à l’énoncé d’un
nom, d’une citation ou d’une idée, se lever et mettre
immédiatement … le doigt sur l’ouvrage auquel on pense. |
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Marcus
Je n’aime pas l’échec, j’aime les échecs.
Ecolier – Paris (75)
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Chérubin angélique et bouclé à la Botticelli, Marcus semble
paré d’une sagesse que l’on acquiert d’habitude, lentement, à
la faveur de multiples années de pratique ! Il installe son jeu ;
un jeu qui représente le monde matériel et sa dualité depuis
plus de 1500 ans.
Sur une alternance de casiers blancs et noirs, les pièces qui se
déplacent symbolisent les lois de la nature et les personnages
qui sont confrontés aux obstacles et épreuves de la vie.
Me revient alors à l’esprit ce récit de Lewis Caroll, “A travers
le miroir”, qui met en scène la jeune Alice. Elle entreprend un étrange voyage dans un pays structuré à la façon d’un échiquier …
Très sérieux, Marcus m’apprend que le Cavalier est la pièce la
plus forte du jeu car il peut bondir par-dessus les cases qui lui
sont destinées. Il enchaîne sur le Roi, la Tour, le Roque …
Sa démonstration reste, pour moi, un tantinet hermétique mais
il a la gentillesse de ne pas se moquer de moi !
Ce “bout d’chou”, haut comme trois pommes, a le goût de
l’effort, de la réflexion et de l’aventure … |
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Hassan MASSOUDY
Où est le geste juste qui mène le coeur à
l’immensité … à l’infini …
Calligraphe – Paris (75)
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Calames, encres et papiers sont disposés près de Hassan
Massoudy. Il trace et dessine des lettres qui, si elles n’ont
aucun sens pour moi, ont le pouvoir de m’émerveiller par leur
ondulation, leur précision ou leur complexité.
Bientôt une sentence calligraphiée remplit la page. Hassan
Massoudy la reprend et “l’écrit en beauté”, dans un autre style
traditionnel, mais tout aussi limpide. Je ne reconnais plus ce
que je ne connaissais pas il y a quelques secondes … Est-ce le
style neskh, thoulth, kufi, taliq, diwani ou roqaa ?
Mes yeux abandonnent ces mots secrets pour s’attarder sur les
doigts qui enserrent le calame. Ils sont souples et fermes,
agiles et précis, ce qui donne à la main tout entière une sûreté
du geste impressionnante. Il m’est impossible de deviner ce qui
va se passer sur le papier !
Cet art raffiné, élégant, complexe, et si difficile, exige patience
et application.
“Comme l’arbre du désert, j’ai été façonné par la douleur, la
violence, les contraintes …”.
Pourtant Hassan Massoudy est un être d’une douceur infinie
dont le regard profond ne distille qu’une humanité chaleureuse. |
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Julie PLUCHON
La musique : intemporelle, universelle et
nécessaire.
Professeur de Lettres Classiques
Grenoble (38) |
Deux mains longues et délicates, des doigts fins et lestes
ouvrent subito un allegro presto !
Est-ce confondu par une virtuosité semblable, qu’un auteur du
livre de l’Ecclésiaste a libellé solennellement cette sentence :
“Ne fréquente pas la femme musicienne, de peur que tu ne sois
pris dans ses rets” ?
Panique du pouvoir de la musique ? Jalousie vis-à-vis de
l’interprète ? Peur de sa capacité à susciter la rêverie ? Intuition
d’un nouvel aphrodisiaque ou d’une sensualité cachée ?
Les notes vibrent dans la mince languette de bois. Les sons
s’éparpillent en couronne autour de Julie et s’harmonisent dans
une nouvelle accélération. Pas de doute ! Cette aisance n’est
pas le fruit du hasard. Entre la belle jeune femme
d’aujourd’hui et l’enfant déterminée d’hier, on ne compte pas
moins de 20 années de pratique et de répétitions.
Elle s’attache longuement aux gestes du chef qui guide l’oeuvre
d’un grand maître. Sûre de sa mémoire et confiante dans le
sérieux de son étude, les portées noircies d’annotations défilent
souvent sans elle. Il ne s’agit pas que de bien jouer !
La personnalité de Julie ajoute une part créatrice à son
interprétation.
J’écoute. Emportée loin de toute préoccupation, je me laisse
envahir par les vagues musicales de la partition. Quel baume !
Quel bien-être ! Loin du matériel, je me rapproche de l’essentiel,
de l’amour universel. Je côtoie le soleil, les nuages, le vent, les
oiseaux, Mozart peut-être …
♣
Je suis née en 1977 à Lyon. La musique fait partie
intégrante de ma vie et ce, depuis mon plus jeune âge.
C’est en effet, à 4 ans, que je débute l’éveil musical avec la
flûte à bec. Mais c’est la clarinette qui m’attire.
A 6 ans je choisis donc cet instrument et, 8 ans plus tard,
j’intègre l’ensemble de clarinettes de Voiron ; ensemble
dont je fais encore partie aujourd’hui. Grâce à lui, j’ai pu
accompagner de grands solistes tels que Guy Touvron,
François Sauzeau, Paul Meyer ou Dominique Vidal.
Avec ce même ensemble, j’ai également eu l’opportunité
de jouer à l’étranger : Allemagne, Italie et Japon et
d’enregistrer plusieurs CD avec Guy Touvron et les
professeurs de l’Arc Alpin. |
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Antoine SFEIR
“A tous les repas pris en commun, nous
invitons la liberté à s’asseoir. La place
demeure vide, mais le couvert reste mis.”
(citation empruntée à René Char.)
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Ecrivain, politologue et journaliste d’origine libanaise.
Fondateur et directeur de la revue “Les Cahiers de l’Orient” (revue
d’études et de réflexions sur le monde arabo-musulman).
Analyste réputé du monde arabe. Président du Centre d’études et de
réflexions sur le Proche-Orient. Paris (75)
Il y a une quinzaine d’années, à l’occasion d’une réalisation
audiovisuelle, j’ai eu la chance de rencontrer, pour quelques
séances de travail, Antoine Sfeir.
Chaque fois que la possibilité m’en est donnée, je ne manque
pas ses interventions télévisées, en particulier, dans l’excellente émission “C dans l’air”.
Ce personnage remarquable, apprécié pour son érudition, son
objectivité et la modération de ses propos, a eu l’amabilité de
répondre positivement à ma demande. J’ai été très touchée par
son adhésion, spontanée, à ce projet photographique car je ne
lui avais ni décliné mon nom, ni rappelé que nous avions déjà
eu l’opportunité de nous rencontrer.
Je lui ai fait part de mes motivations profondes et de mon
attachement aux valeurs essentielles qui animent les
personnages que je photographie.
Il a été, tout simplement, sensible à ma volonté inébranlable de
vouloir transmettre ces qualités aux jeunes d’aujourd’hui. Sa
présence honore mon travail.
♣
Né le 25 novembre 1948, à Beyrouth, Antoine Sfeir, après des études de droit et de sciences politiques, est touché par le virus
du journalisme.
En 1977, il fonde le journal “J’informe”. Jusqu’en 1989, il est
journaliste au journal “La Croix” puis au “Pèlerin”. Il collabore
aux journaux “Le Point”, le “Quotidien de Paris”, “L’Evénement du
Jeudi” ainsi qu’à des revues, “Etudes”, “Esprit”, “Afrique et Asie
Moderne” et “Politique Internationale”.
En 1985, il fonde “Les Cahiers de l’Orient” : véritable fenêtre
ouverte sur la Méditerranée, qui repose sur une charte
rédactionnelle fondée sur la francophonie.
Consultant de diverses émissions radio (Europe 1) ou télévisées
sur les thèmes qui gravitent autour de l’Islam et du monde arabe,
il est très régulièrement l’invité de “C dans l’air” de Yves Calvi.
Il a écrit :
2005 - “Liberté, égalité, Islam”, “La république face au
communautarisme” avec René Andrau, a préfacé “La langue
française face à la mondialisation, Yves Montenay”.
2002 – “Dictionnaire de l’Islam”
1997 – “Les réseaux d’Allah”
1995 – “L’Irak”, Philippe Rondot. Que sais-Je ?
1993 – “L’Atlas des religions”
1992 – “L’Argent des Arabes”. |
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Karel TIGNEL
Jouer avec un grand esprit en écoutant son
coeur et son âme. La vie vous donne une
belle image de votre passion.
Passionné de basket. Voiron (38)
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Egalement fan de foot, depuis l’enfance et avec une fidélité
sans faille, même lorsqu’il était dans la tourmente, le coeur de
Karel bat pour l’OM. Il ne manque jamais un match
retransmis à la télévision ou joué dans la région Rhône-Alpes.
Il est une encyclopédie vivante concernant ce sport.
Je peux affirmer que, non seulement on l’écoute, mais on tient compte de son avis. Et son avis il sait le donner …
Mais en dehors du sport, et d’un humour désarmant, Karel est
doté de qualités inestimables : salarié d’un centre d’aide par le
travail, depuis de nombreuses années, il met un point
d’honneur à ne jamais avoir manqué un seul jour de travail niêtre jamais arrivé en retard.
Très respectueux envers les autres, et très honnête, il ne pratique
pas la langue de bois. Il nourrit son équilibre au sein de sa famille
et voue un amour inconditionnel à ses parents et à sa soeur. Ces
derniers, attentifs à son bonheur, l’ont toujours considéré
“normalement”, sans lui faciliter particulièrement la vie.
Il n’est pas rare d’ouvrir le journal et de le découvrir aux côtés
de personnalités éminentes. Karel, creuset d’affection, est une
belle surprise au quotidien, et peut être un soleil éclatant dans
un ciel de brumes. |
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